Plus de conseils de voyage et moins de vaccinations sont nécessaires

Plus de conseils de voyage et moins de vaccinations sont nécessaires

Rédacteur — Les risques pour la santé associés aux voyages internationaux vont des symptômes mineurs à la morbidité et la mort graves. En 2000, les résidents du Royaume-Uni ont effectué 56,8 millions de visites à l’étranger, soit 3,3 fois plus qu’en 1980. De toutes les visites à l’étranger, 72 % étaient aux pays de l’Union européenne et 9 % De pair avec une augmentation des voyages, on peut s’attendre à une augmentation similaire de la morbidité liée aux voyages, et donc à un besoin de conseils de santé pré-voyage efficaces, accessibles et appropriés. Nous avons été encouragés par la reconnaissance de la médecine des voyages comme un rôle important du service de santé publique du Royaume-Uni2. Nous avons toutefois été déçus de l’accent mis sur les maladies évitables par la vaccination, notamment l’hépatite A (81 cas en 2000). Les données fournies par le Service de laboratoire de santé publique montrent une diminution des cas au cours de la période de 20 ans3. De même, le nombre de cas de paludisme importé est resté stationnaire pendant cette période, malgré la multiplication par trois des voyages.Le rapport consulaire du Foreign and Commonwealth Office fait état de 1843 décès de résidents du Royaume-Uni à l’étranger en 2001; les accidents de la route, la noyade et le suicide sont les causes de décès les plus fréquentes après des causes médicales4. La diarrhée, bien qu’elle ne soit généralement pas une cause de morbidité grave, affecte jusqu’à 70% des cas. L’évaluation des risques est importante pour rationaliser la préparation avant le voyage, mais les conseils doivent refléter le risque pour la santé et non les interventions disponibles glucide complexe. L’accent mis sur la vaccination pour les voyages à faible risque peut donner un faux sentiment de sécurité et encourager l’insécurité alimentaire. Ne pas conseiller sur la gestion de la diarrhée, un événement beaucoup plus commun, peut conduire à la déshydratation et l’admission à l’hôpital.Morbidité associée au comportement, par exemple, les maladies sexuellement transmissibles et les problèmes solaires et cutanés associés, les traumatismes liés à l’alcool et les blessures d’activités récréatives — constitue la principale proportion de la maladie associée au voyage. La prévention de ces maladies et des autres maladies mentionnées ci-dessus exige des conseils efficaces et une bonne communication entre les voyageurs et leurs conseillers. L’emphase sur la vaccination des voyageurs plutôt que de les conseiller est une idée fausse largement répandue et doit être corrigée. La promotion de la santé et l’éducation pour la santé doivent faire l’objet de consultations préalables au voyage. L’évaluation des risques doit être fondée sur un point de vue plus large que l’administration de médicaments et de vaccins.