Tests de dépistage systématique du VIH dans les zones à haut niveau

Tests de dépistage systématique du VIH dans les zones à haut niveau

« Le doublement des nouvelles infections au VIH au Royaume-Uni au cours de la dernière décennie conduit les experts à dire aux généralistes d’offrir des tests à tous les patients masculins adultes dans certaines régions », a rapporté BBC News.

Le reportage est basé sur les dernières données, qui ont montré que les nouveaux diagnostics de VIH acquis au Royaume-Uni ont presque doublé en 10 ans, passant de 1950 cas en 2001 à 3780 en 2010. Les chiffres, publiés aujourd’hui, ont été publiés par la Santé Agence de protection.

Les données montrent que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes restent le groupe le plus à risque, les nouveaux cas augmentant de 70% (1 810 en 2001 à 3 080 en 2010).

Les chiffres ont été publiés dans le cadre des nouvelles orientations de NICE. L’orientation vise à accroître l’adoption du dépistage du VIH dans ce groupe.

Les lignes directrices suggèrent que des tests de routine réguliers sont offerts à tous les hommes qui s’inscrivent à une chirurgie de GP dans des régions où le taux de VIH est élevé. Des tests de routine seront également offerts aux hommes qui vivent dans des régions où il y a une grande communauté d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Il est également recommandé que les hommes dans ces zones se voient proposer des tests VIH lorsqu’ils sont admis à l’hôpital.

Sur quoi sont basées les nouvelles?

Les chiffres relatifs au nombre de nouveaux diagnostics de VIH ont été publiés par l’Agence de protection de la santé (HPA), un organisme indépendant de surveillance de la santé mis en place au Royaume-Uni pour protéger le public contre les maladies infectieuses et les risques environnementaux.

Ces conseils proviennent de l’Institut national d’excellence clinique et de santé (NICE), qui fournit des conseils, établit des normes de qualité et gère une base de données nationale pour améliorer la santé des personnes et prévenir et traiter les problèmes de santé.

Quels sont les objectifs des nouvelles lignes directrices NICE?

Augmenter le dépistage du VIH pour aider à réduire les infections non diagnostiquées et prévenir la transmission chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Les lignes directrices suggèrent que les professionnels de la santé offrent des tests de routine réguliers à tous les hommes dans les zones à forte prévalence, et à ceux qui vivent dans des zones avec de grandes communautés d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Pourquoi se concentrer sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes?

Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes restent le groupe le plus à risque de contracter le VIH. En 2009, 6 630 personnes ont été diagnostiquées séropositives au Royaume-Uni. Plus de 40% de ces nouveaux diagnostics concernaient des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Au total, environ 30 800 hommes ont des rapports sexuels avec des hommes vivant avec le VIH au Royaume-Uni. On estime que près de 9 000 de ces hommes ne savent pas qu’ils sont infectés.

Quelles zones ont une prévalence élevée du VIH?

Pour ces directives, la prévalence élevée a été définie comme les zones avec plus de deux cas diagnostiqués pour 1 000 personnes. La LPD a produit un tableau indiquant quelles fiducies de soins primaires correspondent à cette définition.

Pourquoi augmenter les tests?

En général, plus une personne séropositive est diagnostiquée tôt, plus son issue est bonne. Le VIH peut être géré avec succès avec des traitements antirétroviraux. Cependant, si quelqu’un est diagnostiqué en retard, il est plus probable que le virus ait déjà sérieusement endommagé son système immunitaire. Le diagnostic tardif est l’un des principaux facteurs contribuant à la maladie et au décès des personnes vivant avec le VIH. Près d’un tiers des personnes diagnostiquées séropositives au Royaume-Uni sont diagnostiquées tardivement.

En obtenant un diagnostic précoce, les personnes vivant avec le VIH auront une meilleure santé et une espérance de vie plus longue.

L’absence de diagnostic augmente également la probabilité que le virus soit transmis à d’autres partenaires sexuels.

Quel est le conseil aux généralistes pour les tests VIH de routine?

Le NICE conseille que le dépistage du VIH soit proposé et recommandé à tous les hommes qui:

s’inscrire à une pratique dans une région où se trouve une grande communauté d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes

s’inscrire à une pratique dans une région où la prévalence du VIH est élevée (prévalence élevée signifie plus de deux cas diagnostiqués pour 1 000 personnes)

divulguer qu’ils ont des relations sexuelles avec d’autres hommes

sont connus pour avoir des rapports sexuels avec des hommes et n’ont pas subi de test de dépistage du VIH l’année précédente

sont connus pour avoir des rapports sexuels avec des hommes et divulguer qu’ils ont changé de partenaire sexuel ou se sont livrés à des pratiques sexuelles à haut risque

avoir des symptômes qui peuvent indiquer le VIH, ou que le VIH fait partie du diagnostic différentiel

sont diagnostiqués ou demandent un dépistage d’une infection sexuellement transmissible

vivre dans une zone de forte prévalence et subissent des tests sanguins pour une autre raison

Le dépistage du VIH devrait également être offert aux hommes admis à l’hôpital dans les circonstances suivantes:

sont admis dans les zones à forte prévalence du VIH

divulguer qu’ils ont des rapports sexuels avec des hommes

avoir des symptômes pouvant indiquer le VIH, ou le VIH fait partie du diagnostic différentiel

Qu’en est-il des répétitions?

Le NICE recommande que des tests répétés soient offerts chaque année à tous les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Des tests plus fréquents sont recommandés pour les personnes à risque élevé d’exposition (comme celles qui ont plusieurs partenaires ou qui ont des pratiques sexuelles dangereuses).

Il recommande également de répéter les tests après la «période fenêtre» pour ceux qui ont été testés négatifs, mais qui ont peut-être été exposés au virus. La période de fenêtre est la période entre l’infection et la détection des anticorps anti-virus par un test. Selon le type de test, cela peut prendre jusqu’à trois mois, bien que les tests de quatrième génération puissent détecter le virus beaucoup plus tôt.

Adapté des matériaux fournis par NICE et l’HPA.