L’IRM peut être meilleure que la mammographie pour la détection précoce du cancer du sein

L’IRM peut être meilleure que la mammographie pour la détection précoce du cancer du sein

La mammographie est largement considérée comme l’étalon-or pour détecter le carcinome canalaire in situ défie cette croyance. Plus de 7300 femmes qui ont été référées à un centre national du cancer du sein pendant cinq ans ont subi une imagerie par résonance magnétique (IRM) et une mammographie, dont les résultats ont été lus deux fois par quatre radiologues expérimentés. Sur les 167 femmes ayant un diagnostic de carcinome canalaire in situ confirmé pathologiquement, 93 (56%) ont été prélevées par mammographie et 153 (92%) par IRM (P < 0,0001). IRM était également plus sensible pour la détection de carcinome de grade in situ, qui est plus susceptible de progresser vers un carcinome invasif que les lésions de bas grade. Près d'un tiers des carcinomes détectés par mammographie, et presque tous détectés par mammographie seule, étaient de faible grade, alors que 60% de ceux détectés par IRM seule étaient de haut grade. La valeur prédictive positive était également meilleure avec l’IRM (59%) qu’avec la mammographie (55%). Ces résultats contrastent avec les études précédentes, mais les auteurs discutent comment le biais de sélection et l’absence de critères diagnostiques spécifiques ont pu conduire à des conclusions trompeuses. Le commentaire lié (p 459) indique que l’IRM surpasse la mammographie pour la détection du cancer du sein dans son stade le plus précoce. Nous avons maintenant besoin d’un grand essai de dépistage multicentrique qui confirmerait ces résultats inattendus dans la population générale.